Vos questions

IMG_0010Faut-il préparer  les entretiens ?

Il n’y a pas de règles ! je m’adapte à vos motivations. Lors du  premier rendez-vous, je cerne votre projet et nous  mettons en place un protocole. Si vous n’avez ni textes écrits ni idées définies, vous pouvez apporter des objets, des photos, des lettres, des journaux intimes. S’il s’agit d’une histoire de famille, je vous invite à interviewer vos proches, à rechercher vos ancêtres. Le meilleur point de départ : votre arbre généalogique. Ensemble, nous accumulons des « matériaux », un peu en vrac… Tout fait sens.

Et si mon histoire est banale  ?

L’envie de transmettre vos souvenirs, d’enrichir le patrimoine familial est déjà un passage à l’acte. Et puis, toute histoire est originale, c’est la vôtre, il suffit de savoir « l’angler ».  Les anecdotes les plus anodines en apparence  peuvent toucher vos lecteurs et en particulier votre famille, sans doute désireuse de s’inscrire dans une lignée. Ce sont des éclats de vie !
Vous vous souvenez des confidences de votre grand-père ? Devenez un « passeur de mémoire » en les transformant en écrit pour les générations futures. Ce que vous avez à dire est forcément intéressant ! Face à l’oubli, écrire une histoire de vie prend tout son sens.

Quels sont les écueils à éviter ?

Raconter sa vie dans un livre est  l’occasion de dire à des proches ce qu’on n’a jamais osé leur dire  en face (enfin !). Quel soulagement ! On est plus léger tout à coup.  Pourtant, il ne s’agit pas d’un journal intime. Si vous souhaitez diffuser l’ouvrage, je vous encourage à  être vigilant : essayez de ne pas divulguer la vie d’un membre de votre  famille sans son autorisation explicite  (s’il est vivant), de ne pas faire éclater au grand jour un secret de famille. Imaginez  un enfant apprenant que son père n’est pas son père biologique ou que son grand-père était collaborateur pendant la guerre. 

Quelles sont mes garanties ?

La première séance est gratuite, sans aucun engagement de votre part. C’est un moment d’ échange et nous prenons la décision ou pas de nous lancer ensemble dans l’aventure. Nous allons partager plusieurs semaines d’intimité, il est essentiel  que le courant passe ! De séance en séance, nous serons même – qui sait ? – impatients de nous retrouver… je ne prends pas d’acompte, vous payez à l’issue de chaque séance. A tout moment, c’est votre droit le plus légitime, vous pouvez cesser la collaboration. Je m’engage à ne pas vous juger et à restituer vos propos  le plus fidèlement possible. De toutes façons, très vite, vous vous rendrez compte si  cette restitution correspond à vos attentes. Evidemment, je garantie la confidentialité des informations personnelles que vous me communiquez.

Peut-on introduire de la fiction ?

Ce sera évidemment une reconstruction du réel. La mémoire est sélective, le souvenir souvent transformé, déformé. Nous pourrons dilater certaines périodes ou au contraire les éluder si elles ne présentent que peu d’ intérêt pour le lecteur. Pour les besoins de la  narration, exceptionnellement, nous pourrons décider ensemble  d’ ajouter ou de modifier un personnage. Mais nous ne ferons pas un travail purement  fictionnel. L’idée est de rester dans le récit de vie le plus authentiquement possible.

N’est-ce pas  finalement  une psychothérapie ?

Certes, ma formation de thérapeute m’aide  à vous accueillir sans jugement, à entendre vos souvenirs intimes, vos secrets de famille, voire à vous poser les « bonnes » questions. Je suis armée aussi pour vous soutenir en cas de débordement d’émotions. En outre, ce travail aura certainement des vertus thérapeutiques. Et tant mieux !

Je sers à la rigueur, malgré moi, de médiatrice : certains passent par « mon » écriture pour communiquer avec leurs proches : offrir  un texte est parfois plus facile que de se parler en tête à tête. Le non dit s’écrit. Cependant, je suis contre « le cumul des mandats ». Si vous êtes un de mes patients, je ne vous prends pas en « travail d’écriture » et si je suis votre « nègre », je ne vous accepte pas en thérapie. Question d’éthique !

 Et si je veux écrire moi-même mon texte ?

C’est possible ! Il suffit de le vouloir. Foncez ! Laissez-vous surprendre ! Notez ce qui vous passe par la tête, sans vous  censurer, sans penser au jugement du lecteur. Butinez de souvenir en souvenir. C’est ce que les surréalistes appelaient l’écriture automatique. Laissez-vous guider par vos  émotions premières. Et ne cherchez pas à faire  « stylé » tout de suite. Vous serez toujours à temps de couper certains passages (maladroits, compromettants..),   à tête reposée. Même les romanciers célèbres ne « pondent » pas du premier coup un chef-d’œuvre. Il faut être patient, revenir sur ses écrits, peut-être faire un plan pour structurer le premier jet.  Par exemple, selon l’ordre chronologique (mais pas forcément) :  enfance, adolescence, divorce des parents, mariage, naissance, deuil…

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